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Regard financier sur les communes de métropole jusqu’à 3 500 habitants

L’étude réalisée par l’AMRF et La Banque Postale Collectivités Locales met en évidence de manière inédite des spécificités quant à la gestion des finances locales, comparées aux comportements des communes des autres strates.

Ainsi, en 2017, le montant total des interventions dans les 32 227 communes rurales (jusqu’à 3 500 habitants) s’élève à près de 22 milliards d’euros (1 028 euros par habitant), soit 24,8 % du montant total des dépenses des communes métropolitaines, alors qu’elles représentent 33 % de la population.

Si les communes rurales dépensent moins, près de 30 % du montant des dépenses est affecté à l’investissement, contre 21 % pour les communes de plus de 3 500 habitants.

Le recours à l’emprunt est cependant limité pour les communes rurales, l’encours de dette s’élève à 13,6 milliards d’euros, ce qui représente un montant de 634 euros par habitant, soit près de deux fois moins que le reste des communes de métropole (1 133 euros par habitant).

Avec une épargne brute de 3,5 milliards d’euros (soit 164 euros par habitant), la capacité de désendettement des communes rurales est de 3,9 ans (contre 6,5 ans en moyenne nationale).

Ces ratios présentent également des disparités importantes tant au niveau géographique (particularité des communes de montagne), qu’au niveau des strates démographiques ; les communes de 2 000 à 3 500 habitants, qui sont souvent des centres bourgs dans les zones rurales, ont des ressources et des dépenses par habitant plus élevées que les communes de moins de 500 habitants, et s’approchent davantage de ce qu’on peut constater pour les communes de plus grandes tailles.

La déclinaison des ratios financiers par strate démographique et secteur géographique permet aux élus ruraux d’avoir des éléments de comparaison pour analyser la situation de leur commune par rapport aux communes équivalentes, même si chacune des 32 000 communes rurales qui composent le paysage français a sa propre identité.


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